Articles de sbarends

  • La vie rêvée des poètes

    Du 8 janvier 2021 au 7 janvier 2022, j'ai tenu un carnet de bord de mes rêves.

    Chaque matin, sur ma page Facebook, j'ai consigné pendant un an mon rêve de la veille.

    D'aucuns ont cru qu'ils s'agissait de textes poétiques, de rêves inventés... que nenni ! Il s'agissait bien là de récits oniriques, écrits de manière automatique au petit matin.

    J'ai été ravie des échanges nombreux, des analyses diverses, des commentaires parfois très drôles qui ont accompagné ces rêves.

    Pour celles et ceux qui le souhaitent, voici un pdf regroupant les 365 textes. Bonne (re)lecture.

     

    La vie revee des poetesLa vie rêvée des poètes .pdf (19.68 Mo)

  • Marché de la poésie - Place Saint Sulpice - du 20 au 24 octobre 2021

    Nous l'avons tant attendu cet événement reporté, confiné, décalé, re-reporté... quel bonheur d'y avoir enfin participé ! et ce malgré le vent et la pluie des premiers jours.

    Cette année encore, la place Saint Sulpice a été le lieu de mille retrouvailles, rencontres, découvertes, dédicaces, apéritifs, lectures, achats de livres de poésie, sourires, bonnes bouffes, amitiés, accolades et autres embrassades. Tentant une nouvelle stratégie (d'habitude tout le monde tourne en rond à la recherche de ceux qui tournent également en rond) je suis restée au stand du chat polaire. Cette jeune maison d'édition née en 2019 a eu a chance de pouvoir partager un bout de stand avec d'autres éditeurs. J'ai quant à moi la chance d'y avoir publié deux recueils : Tu m'aimes-tu ? et Americans don't walk.

    Côté achats, je suis repartie légère car j'avais acheté énormément de livres pendant et après le confinement afin de soutenir auteurs, éditeurs et libraires. Cependant, j'ai investi dans l'art et je suis repartie avec une très belle œuvre de l'artiste Gaspard Delanoë : Mettez les Sioux de côté (photo 6). Je vous invite à visiter le 59, rue de Rivoli à Paris. Une trentaine d'artistes y travaillent en résidence, c'est une endroit fascinant.

    De retour à Lyon, je revois les photos des poètes amis et des amis pas poètes (il y en a aussi) et je me dis que c'était vraiment chouette ! Tout le monde ne figure pas sur les photos ci-après car je n'ai pas les autorisations de tout le monde (nottamment un portrait de Julien LB avec du ketchup ;-). Cinq membres du collectif Le cercle de la maison close dont je fais partie étaient présents sur le marché mais nous n'avons réussi à en photographier que trois (photo 1).

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  • Cafés littéraires en prison

    Le 19 octobre 2021, je suis allée à la maison d'arrêt de Dunkerque. À la fin de la rencontre littéraire, un homme m'a demandé pourquoi je venais en prison, ce que ça m'apportait. Je ne m'étais jamais posé la question, on m'a demandé si j'acceptais de participer à un café littéraire dans une maison d'arrêt et dans un centre de détention, j'ai juste répondu "Oui, bien sûr".

    Je fais partie d'un collectif dont la philosophie est de "rendre la poésie accessible à tous et partout". "Partout" ça veut dire aussi derrière les grilles et les verrous.

    Le lendemain, je me suis rendue au centre de détention de Longuenesse. Contrairement à la veille, il y avait du café pour le café littéraire, et même des gâteaux et des meringues en forme de seins pour célébrer octobre rose et lutter contre le cancer du sein. Avoir mangé, en prison, des meringues en forme de totottes restera un souvenir inimaginable et inoubliable.

    Dès mon arrivée, j'ai remarqué que les hommes tenaient des exemplaires des mes livres entre leurs mains. Ils avaient lu un ou plusieurs de mes recueils. Je me suis dit "Chouette, s'ils sont venus à la rencontre après m'avoir lue, c'est qu'ils ont dû aimer mon écriture".

    Nous avons échangé. Ils m'ont expliqué qu'ils participaient à la rédaction d'une gazette interne au très beau titre, "L'échappée", dans laquelle figurerait au prochain numéro une chronique à propos de mon recueil "Americans don't walk". Je suis très heureuse de savoir que ce livre a permis et permettra aux lecteurs de s'évader, de rêver, de voyager le temps d'une lecture. La littérature sert à ça, à effacer le monde autour, à transporter ailleurs, dans d'autres temps où d'autres espaces.

    Lors de nos échanges, l'un d'eux m'a dit avoir aimé mon livre alors qu'il ne lit pas habituellement. C'est ce qui est beau avec la poésie, on peut raconter des histoires en très peu de mots, offrir des univers qui tiennent dans la poche. Mais là où ils m'ont bien eue, c'est en commandant et en lisant "Alto mare". Je m'étais moi-même censurée en imaginant qu'un livre qui parlait de sensualité n'avait pas sa place dans une prison. Peut-être est-ce tout le contraire. La littérature a peut-être le pouvoir de pallier l'absence des corps aimés.

    En conclusion, l'on m'a dit que ce moment avait été une respiration. J'aime le croire. Pendant cette heure et demie, il n'y avait pas de détenus, pas de prison, pas de dedans et pas de dehors. C'est facile à dire pour moi qui suis repartie en les laissant là, mais j'aime croire qu'ils ont vécu ce moment comme moi, une rencontre très entre une autrice et ces lecteurs autour d'un café avec de drôles de meringues...

    Un grand merci à eux : Steve, Sébastien, Jeffrey, Dylan, Philippe et Grégory.

    Et un grand merci aux Escales des lettres qui ont permis cette rencontre.

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  • Confinement 2020

    Le blog n'est pas nourri de manière constante, je l'utilise uniquement pour les périodes qui méritent de tenir un journal (résidence d'écriture, voyage, etc.).

    Comme beaucoup, j'aurais pu tenir un journal du confinement, mais à quoi bon ? quel ennui ! Pour vous dire que mes journées commençaient avec du yoga et finissaient avec un apéro ? non...

    Au lieu de cela, j'ai préféré écrire un nouveau recueil de poésie, Americans don't walk, qui sortira l'année prochaine aux éditions Le chat polaire.