« Posez les stylos ! »
Cette phrase a peut-être ravivé en vous le souvenir d’une grande copie blanche, d’un sujet auquel vous aviez quatre heures pour répondre et des dernières secondes où vous vous efforciez d’apporter le point final à votre dissertation avant de vous faire arracher votre copie.
Samantha Barendson, elle, a créé un nouveau souvenir bien moins angoissant à associer à cette phrase pour les participantes de son atelier « chrono-poésie ». À l’opposé des examens où la salle entre en surchauffe à cause des cerveaux en ébullition, la poétesse a invité les participantes à cesser de réfléchir, de cogiter et de tout calculer. Le but ? Laisser sortir les mots tels qu’ils viennent en pratiquant l’écriture automatique, le tout en trois minutes.
En deux heures, Samantha Barendson a offert aux participantes l’opportunité de décompresser après une journée de travail : plus besoin de réfléchir, il suffisait d’écrire. Le but : montrer qu’il suffit de s’emparer d’un stylo pour faire de la poésie, et que quelques minutes de creux dans une journée suffisent !
Mais les poètes en herbe n’étaient toutefois pas livrées à elles-mêmes : Samantha Barendson est venue avec un lot d’images tirées de la collection de photos de la BML pour aiguiller l’écriture de chacune. Des trains arrêtés sur les rails, une silhouette de chat sur un mur jaune, une femme assise sur une table, une fenêtre sur le ciel... selon ce que les images auront inspiré à chacune, une myriade de poèmes différents est née. Certains poèmes ne faisaient que quelques lignes, voire même quelques mots - et c’est là tout l’avantage de la poésie, pas besoin de beaucoup de mots pour faire un poème. Parfois drôles, parfois mélancoliques et parfois tristes, chacune a pu lire sa création griffonnée en trois minutes et échanger sur les différentes productions dans la bienveillance générale.
Chacune s’est trouvée si inspirée par les images que la poétesse a décidé de relever le niveau : écriture, cette fois-ci, à partir d’un seul mot. Même consigne que précédemment : laisser son cerveau débranché et déverser sur le papier tous les mots qui émergent en trois minutes.
« Transition(s) », « nouvelle ère », « respiration », « millionnaire » et « liberté » : chacune a dû s’empresser d’écrire tout ce que ces mots lui inspiraient. Et à la lecture des poèmes, des thèmes communs ont émergé, des manifestes sont nés et des amitiés se sont créées - un beau rappel de ce que la poésie a à offrir.
Et qui sait, peut-être retrouverons-nous certains de ces poèmes lors de la grande finale du Tremplin ?