poésie

Tremplin poétique : les lauréats du concours de poésie

Le 25/06/2026

Clap de fin pour le Tremplin !

Samedi 20 juin, à la médiathèque du Bachut, s’est tenue la finale tant attendue du Tremplin poétique 2026. Retour sur le point final de cette édition.

Tremplin poétique : une image, mille mots

Le 28/04/2026

2 heures de poésie à la Bib du 2e

Jeudi 23 avril, une douzaine de participants s’est rassemblée à la Bibliothèque du deuxième arrondissement pour l’avant-dernier atelier d’écriture de Samantha Barendson.

Tremplin poétique : traduire et trahir

Le 27/04/2026

La part des langues à la Part-Dieu

Samedi 11 avril à la bibliothèque de la Part-Dieu, une quinzaine de participants s’est réunie pour pour un atelier autour des langues, en écho au tout premier de ce Tremplin.

Is Poetry useful ?

Tremplin poétique : top chono

Le 13/04/2026

Qui fait quoi à Duguesclin ?

Tout le monde fait de la poésie bien sûr !
Samedi 4 avril à la bibliothèque Duguesclin, Samantha Barendson a initié les participantes de son atelier d’écriture à la poésie, le tout en deux minutes chrono.

« Peut-on être nu et masqué ? »

Tremplin poétique : poèmes collés-découpés

Le 07/04/2026

Poésie et arts plastiques à la Croix-Rousse

Jeudi 26 mars, à la bibliothèque du 4e arrondissement de la Croix-Rousse, la poésie a pris une nouvelle dimension grâce à l’atelier de collage proposé par Samantha Barendson.

Écrivez, découpez, collez... créez !

Tremplin poétique : écoutez la poésie !

Le 07/04/2026

La Duchère brave les interdits

Au cours de deux séances animées par Samantha Barendson, le public des ateliers d’écriture à la bibliothèque de la Duchère s’est libéré des injonctions à travers la poésie.

« Je demande à la mer de s’installer à Lyon. »

Tremplin poétique : atelier chronométré

Le 07/04/2026

3 minutes de poésie à la médiathèque de Vaise

Mercredi 25 mars à la médiathèque de Vaise, Samantha Barendson a invité les participantes à éteindre leur cerveau et à se laisser guider par leur instinct poétique.

Tremplin poétique : atelier parents-enfants

Le 31/03/2026

Cadavre exquis et caviardage au 6e

À la bibliothèque du sixième, parents et enfants ont formé des binômes le temps d’une matinée poétique et créative.

« La poule - scintillante - pond - dans la lagune - merveilleuse. »

Samedi 21 mars à la Bibliothèque du 6e arrondissement, parents et enfants se sont emparés du célèbre jeu du cadavre exquis. Et les résultats, touchants par leur côté enfantin et naïf, n’ont toutefois pas manqué de poésie.

Tremplin poétique : atelier jeunesse

Le 24/03/2026

Jeunesse et poésie au Point du Jour

À la bibliothèque du Point du Jour, c’est au tour des jeunes du centre socio-culturel de se prêter au jeu de la poésie.

« La poésie c’est pas scientifique ; c’est regarder la vie d’un autre œil. »

Faut-il être adulte pour faire de la poésie ? Certainement pas !
Et les jeunes du centre socio-culturel du Point du Jour sont bien de cet avis.

Tremplin poétique : 1er atelier

Le 17/03/2026

Le Tremplin Poétique est lancé !

Retour sur le premier atelier d’écriture menée par Samantha Barendson à la médiathèque du Bachut le 12 mars.

Marché de la poésie - Place Saint Sulpice - du 10 au 12 juin 2022

Le 26/06/2022

Cette année encore, la place Saint Sulpice a été le lieu de mille retrouvailles, rencontres, découvertes, dédicaces, apéritifs, lectures, achats de livres de poésie, sourires, bonnes bouffes, amitiés, accolades et autres embrassades. 

J'ai eu la joie de partager, avec Estelle Fenzy, une séance de dédicaces en avant-première de notre recueil commun 50 paru aux éditions La boucherie littéraire, la maison du tonitruant éditeur Antoine Gallardo. La sortie officielle aura lieu le 6 juillet.

J'étais également présente sur le stand du Chat polaire où j'ai eu le bonheur de retrouver Jean-Marc Flahaut, Blanche Baudouin, Barbara Bigot-Frieden, Jean-Louiss Massot, Jean-Jacques Marimbert, Marc Dugardin et Marie Tafforeau notre merveilleuse éditrice.

De retour à Lyon, je revois les photos des poètes amis et des amis pas poètes (il y en a aussi) et je me dis que c'était vraiment chouette !

Marché de la poésie - Place Saint Sulpice - du 20 au 24 octobre 2021

Le 02/11/2021

Nous l'avons tant attendu cet événement reporté, confiné, décalé, re-reporté... quel bonheur d'y avoir enfin participé ! et ce malgré le vent et la pluie des premiers jours.

Cette année encore, la place Saint Sulpice a été le lieu de mille retrouvailles, rencontres, découvertes, dédicaces, apéritifs, lectures, achats de livres de poésie, sourires, bonnes bouffes, amitiés, accolades et autres embrassades. Tentant une nouvelle stratégie (d'habitude tout le monde tourne en rond à la recherche de ceux qui tournent également en rond) je suis restée au stand du chat polaire. Cette jeune maison d'édition née en 2019 a eu a chance de pouvoir partager un bout de stand avec d'autres éditeurs. J'ai quant à moi la chance d'y avoir publié deux recueils : Tu m'aimes-tu ? et Americans don't walk.

Côté achats, je suis repartie légère car j'avais acheté énormément de livres pendant et après le confinement afin de soutenir auteurs, éditeurs et libraires. Cependant, j'ai investi dans l'art et je suis repartie avec une très belle œuvre de l'artiste Gaspard Delanoë : Mettez les Sioux de côté (photo 6). Je vous invite à visiter le 59, rue de Rivoli à Paris. Une trentaine d'artistes y travaillent en résidence, c'est une endroit fascinant.

De retour à Lyon, je revois les photos des poètes amis et des amis pas poètes (il y en a aussi) et je me dis que c'était vraiment chouette ! Tout le monde ne figure pas sur les photos ci-après car je n'ai pas les autorisations de tout le monde (nottamment un portrait de Julien LB avec du ketchup ;-). Cinq membres du collectif Le cercle de la maison close dont je fais partie étaient présents sur le marché mais nous n'avons réussi à en photographier que trois (photo 1).

Cafés littéraires en prison

Le 31/10/2021

Le 19 octobre 2021, je suis allée à la maison d'arrêt de Dunkerque. À la fin de la rencontre littéraire, un homme m'a demandé pourquoi je venais en prison, ce que ça m'apportait. Je ne m'étais jamais posé la question, on m'a demandé si j'acceptais de participer à un café littéraire dans une maison d'arrêt et dans un centre de détention, j'ai juste répondu "Oui, bien sûr".

Je fais partie d'un collectif dont la philosophie est de "rendre la poésie accessible à tous et partout". "Partout" ça veut dire aussi derrière les grilles et les verrous.

Le lendemain, je me suis rendue au centre de détention de Longuenesse. Contrairement à la veille, il y avait du café pour le café littéraire, et même des gâteaux et des meringues en forme de seins pour célébrer octobre rose et lutter contre le cancer du sein. Avoir mangé, en prison, des meringues en forme de totottes restera un souvenir inimaginable et inoubliable.

Dès mon arrivée, j'ai remarqué que les hommes tenaient des exemplaires des mes livres entre leurs mains. Ils avaient lu un ou plusieurs de mes recueils. Je me suis dit "Chouette, s'ils sont venus à la rencontre après m'avoir lue, c'est qu'ils ont dû aimer mon écriture".

Nous avons échangé. Ils m'ont expliqué qu'ils participaient à la rédaction d'une gazette interne au très beau titre, "L'échappée", dans laquelle figurerait au prochain numéro une chronique à propos de mon recueil "Americans don't walk". Je suis très heureuse de savoir que ce livre a permis et permettra aux lecteurs de s'évader, de rêver, de voyager le temps d'une lecture. La littérature sert à ça, à effacer le monde autour, à transporter ailleurs, dans d'autres temps où d'autres espaces.

Lors de nos échanges, l'un d'eux m'a dit avoir aimé mon livre alors qu'il ne lit pas habituellement. C'est ce qui est beau avec la poésie, on peut raconter des histoires en très peu de mots, offrir des univers qui tiennent dans la poche. Mais là où ils m'ont bien eue, c'est en commandant et en lisant "Alto mare". Je m'étais moi-même censurée en imaginant qu'un livre qui parlait de sensualité n'avait pas sa place dans une prison. Peut-être est-ce tout le contraire. La littérature a peut-être le pouvoir de pallier l'absence des corps aimés.

En conclusion, l'on m'a dit que ce moment avait été une respiration. J'aime le croire. Pendant cette heure et demie, il n'y avait pas de détenus, pas de prison, pas de dedans et pas de dehors. C'est facile à dire pour moi qui suis repartie en les laissant là, mais j'aime croire qu'ils ont vécu ce moment comme moi, une rencontre très riche entre une autrice et ses lecteurs autour d'un café avec de drôles de meringues...

Un grand merci à eux : Steve, Sébastien, Jeffrey, Dylan, Philippe et Grégory.

Et un grand merci aux Escales des lettres qui ont permis cette rencontre.

Confinement 2020

Le 18/08/2020

Le blog n'est pas nourri de manière constante, je l'utilise uniquement pour les périodes qui méritent de tenir un journal (résidence d'écriture, voyage, etc.).

Comme beaucoup, j'aurais pu tenir un journal du confinement, mais à quoi bon ? quel ennui ! Pour vous dire que mes journées commençaient avec du yoga et finissaient avec un apéro ? non...

Au lieu de cela, j'ai préféré écrire un nouveau recueil de poésie, Americans don't walk, qui sortira l'année prochaine aux éditions Le chat polaire.

Marché de la poésie 2019

Le 10/06/2019

Marché de la poésie - Place Saint Sulpice - du 7 au 9 juin 2019

Pluie, soleil, vent, soleil, nuages, soleil, pluie, froid, chaud, froid, chaud... quelle drôle de fin de semaine...

Cette année encore, la place Saint Sulpice a été le lieu de mille retrouvailles, rencontres, découvertes, dédicaces, apéritifs, lectures, achats de livres de poésie, sourires, bonnes bouffes, amitiés (parfois aussi animosités ou indifférences), accolades et autres embrassades.

De mon côté, j'ai eu le bonheur d'être au même endroit et au même moment que quatre des cinq autres membres du collectif Le cercle de la maison close dont je fais partie et qui propose des performances alliant poésie, musique et arts plastiques. J'espère que nous aurons bientôt l'occasion de présenter une lecture à Paris, Lyon, Nîmes, Pau, Périgueux ou ailleurs.

J'ai passé quelques heures sur le stand 423 de La passe du vent avec mon recueil Machine arrière et j'ai pu présenter mon dernier recueil Tu m'aimes-tu ? aux éditions Le chat polaire, jeune maison d'édition belge tenue par Marie Tafforeau qui était présente et Marc Menu qui a préféré se rendre aux Étonnants voyageurs.

Je viens de lire que Samira Negrouche était repartie avec 44 livres, de mon côté je n'en ai que 11 :

  1. Un janvier, de Jean de Breyne, chez Propos2
  2. Foutu poète improductif, de Florent Toniello, chez Raphaël de Surtis
  3. Agonie Patagonie, de Lambert Schlechter, chez Phi
  4. Des rendez-vous, d'Isabelle Bonat-Luciani, chez Les inaperçus
  5. La minute bleue de l'aube, chez La part commune
  6. L'étrangère, de Florence Noël, chez Bleu d'encre
  7. Mes ancêtres reviendront de la guerre, de François Guerrette, chez Poètes de brousse
  8. Traité d'orthographe & d'éthylmologie, d'Armand le poête, chez La boucherie littéraire
  9. Nostaljukebox, de Tom Buron, chez Maëlstrom
  10. Dialytika, de Demosthène Agrafiotis, chez La rumeur libre
  11. Heimat, de Benjamin Porquier, chez La crypte

J'aurais aimé tant d'autres livres, tant d'autres poètes, il me faudra attendre mais je les lirai, soyez-en sûrs... 

Si le marché est l'occasion de retrouvailles d'une année sur l'autre, c'est également l'occasion de retrouvailles après 30 ans... Grand grand merci à Julie A. qui est passée me voir sur le stand. Cette adolescente de 13 ans est devenue un très jolie femme de bientôt 43 ans, le temps est passé dans la plus grande discrétion, maintenant de longues discussions autour d'un verre, d'un dîner et d'un autre verre nous attendent.

Mon téléphone m'indique que j'ai marché plus de 7 km par jour, à tourner en rond autour des stands, les mètres deviennent des kilomètres. Fatiguée d'être debout, mes soirées furent paisibles, avec l'homme qui m'accompagne nous sommes allés au cinéma. Beaucoup aimé Dolor y gloria de Pedro Almodóvar, mais j'ai été déçue par The Dead Don't Die de Jim Jarmusch qui ne vaut réellement que pour les dialogues entre Adam Driver et Bill Murray, et aussi pour la musique. J'ai beaucoup ri mais les zombies sont vraiment moches.

De retour à Lyon, je revois les visages des poètes amis et je me dis que c'était vraiment chouette !

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VMY - Mercredi 29 mai 2019

Le 29/05/2019

Villa Marguerite Yourcenar - Mercredi 29 mai 2019

Img 20190514 223557Réveil à l'aube pour serrer fort dans mes bras Françoise Henry et Geneviève Parot, elles ont pris le train pour Paris, je prend celui pour Lyon quelques heures plus tard. Toute l'équipe est venue nous dire au revoir, des promesses de rencontres prochaines sont faites, j'espère que nous les tiendrons, des rires éclatent entre joie des moments passés et tentative de dissimuler une certaine émotion. Nous avons chacune rempli le livre d'or, quelques mots pour remercier encore nos hôtes, pour accueillir les prochains résidents.

À peine Françoise et Geneviève ont-elles franchi la porte que la maison a initié sa métamorphose. Draps et coussins volaient depuis l'étage supérieur et prenaient la direction de la laverie. Annick juchée sur un tabouret lavait à grandes eaux les réfrigérateurs et distribuait les restes. Une autre femme, venue l'aider, frottait les sols, lavait les salles de bain, changeait la literie, aérait les chambres, effaçait nos traces, les preuves de notre passage, de notre vie un mois durant derrière les portes "Zénon", "Alexis" et "Hadrien".

 

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Img20190529103357Img20190529111706J'ai passé la dernière heure à lire dans le salon deux petits livres qui étaient restés en attente sur ma table de nuit, Nathalie Sarraute, l'après-midi de Michèle Gazier et Denis Deprez et Juste une formalité de Lucien Suel et Sylvie Granotier, deux livres à quatre mains, deux paires, un auteur une auteure, envie de retrouver moi aussi celui qui m'accompagne.

Je suis maintenant dans le TGV Lille-Lyon, une femme argentine parle au téléphone et le décrit comme el tren bala, il y a des airs de retour à la maison.

Img20190529135250Merci pour votre attention au cours de ces 28 jours, vous pouvez éteindre l'écran et reprendre une activité normale. Après ch’temps là in d’ara d’l’aute !


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VMY - Mardi 28 mai 2019

Le 28/05/2019

Villa Marguerite Yourcenar - Mardi 28 mai 2019

Dernière nuit dans la grande demeure, derniers préparatifs avant de fermer la valise et de prendre le train demain, dernier déjeuner en compagnie de Marianne Petit la directrice et Bruno Dewaele le photographe, dernières lasagnes aux légumes, dernier tour du parc pour regarder la villa de loin une dernière fois, dernière carte postale reçue (merci Marie-Anne), derniers moments passés dans les bureaux à dire au revoir, à bientôt, j'espère que nous nous reverrons et surtout un grand merci, merci Marianne, Françoise, Béatrice, Virginie, Annick et Pascal, dernier dîner entre auteures, derniers rires, dernier parmentier au canard, dernier verre de vin rouge, dernière pluie d'un mois de mai qui parfois ressemblait à novembre, dernières lueurs de la bergerie de l'autre côté du parc où travaille l'équipe, derniers bruissements du vent dans les tilleuls, derniers chants d'oiseaux dont j'ai commencé à apprendre les noms (mésange bleue, pic-vert, hulotte, faisans), dernières lignes écrites dans cette maison, les prochaines le seront depuis le train de Lille à Lyon, avant-dernier billet de ce blog dédié à ma résidence à la Villa Marguerite Yourcenar.

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VMY - Lundi 27 mai 2019

Le 27/05/2019

Villa Marguerite Yourcenar - Lundi 27 mai 2019

Img 20190527 165239Img20190527212012Seulement deux jours avant le départ, avant le retour, la maison s'agite de toutes parts, Geneviève Parot s'expédie à elle-même des cartons de choses qu'elle n'a pas le courage de transporter dans sa valise, Françoise Henry s'est délestée du superflu auprès de sa fille venue lui rendre visite en voiture, moi je croise les doigts pour que tout rentre dans la valise. Je n'ai rien de plus, mais une loi étrange agit sur les objets et les rend toujours plus volumineux au retour qu'à l'aller.

J'ai cueilli trois feuilles de grands arbres du parc, une pour chacune de nous, en souvenir de ce séjour en pleine nature. Lecteurs botanistes vous n'aurez aucun mal à les reconnaître. Les feuilles sécheront, je l'espère, et resteront dans une livre de ma bibliothèque, si possible de Marguerite Yourcenar (ai-je seulement un livre d'elle à la maison ?).

Dép'art, c'est le nom du pass culture du département du Nord. On nous a offert une belle enveloppe avec dix illustrations de lieux emblématiques, dont la villa Marguerite Yourcenar. C'est beau.

Img 20190527 165152J'ai reçu une carte postale et une lettre anonyme qui me laisse perplexe et curieuse. Elle a été postée à Saint Priest (mais peut-être est-ce le centre de tri de Lyon) et semble écrite par un poète. Je suppose qu'il s'agit d'une connaissance mienne, peut-être même un ami. Merci à cette personne de se dénoncer rapidement avant que je ne devienne folle. 

Après-midi salon de thé à la villa. Charlotte Valois (et le plus mignon des bébés) est venue récupérer le vélo qu'elle m'avait prêté. J'espère que j'aurais la chance de recroiser sa route, à pied ou à vélo, ici ou là. Il est toujours triste de rencontrer des personnes avec qui l'on voudrait continuer à parler. Idem pour Marie-Anne Plet qui est revenue les bras chargés de victuailles - fraises, confiture maison, liqueur, bonbons aux coquelicots, thé et un gâteau chocolat-orange Tu m'aimes-tu ? - je n'ai pas de mots (coeur avec les doigts).

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Screenshot 2019 05 27 12 13 44 50Reçu par Instagram un message qui m'a bien fait plaisir, il semblerait que mon éditeur Le chat polaire soit un champion des envois par la poste. Je dis ça, je ne dis rien.


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VMY - Dimanche 26 mai 2019

Le 26/05/2019

Villa Marguerite Yourcenar - Dimanche 26 mai 2019

Malo-les-bains, la plus belle plage du Nord (c'est ce qui est écrit en arrivant), la plage de Dunkerque. Il faudrait déménager la Villa Marguerite Yourcenar au bord de la mer, laisser les auteurs contempler les mille nuances de gris, de bleu et de vert. Quel plaisir - semblable à l'excitation de l'enfance - que de courir sur la plage, marcher contre le vent, taquiner l'écume clair du bout de l'orteil, faire fuir le mouettes, trouver des coquillages vides, emplir ses poumons d'un air iodé, joie. 

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Moules-frites-bière en terrasse face à la mer, chez Le roi de la moule (ça ne s'invente pas). Plage de nouveau, des kilomètres de sable fin, la marée basse, il m'a fallu aller loin pour rejoindre l'eau avec cette peur au ventre de ne pas avoir assez de temps pour revenir à terre à marée haute.

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Img20190526144644Img20190526150408Beaucoup de vent, les cheveux en bataille, une heure de répit au Laac - Lieu d'art et action contemporaine de Dunkerque - on entre par un jardin de sculptures qui mène à un bâtiment moderne bien qu'un peu vétuste. Trois étages, collection temporaire au rez-de-chaussée autour du gigantisme,  au premier étage une sélection des meilleures oeuvres de la collection permanente (avec, entre autres, de magnifiques Arman, Niki de Saint Phalle, Bernard Heidsieck, César, Vasarely, Isidore Isou, etc.). Au dernier étage, un étonnant cabinet d’arts graphiques, meubles à tiroirs qui cachent des merveilles à condition de les ouvrir.

 

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Img20190526161349Et la mer, de nouveau, pour lui dire au revoir, pour revoir ces incroyables dégradés de bleu-gris, gris-vert, vert de gris, gris bleuté. 

1558908362993C'est Charlotte Valois qui m'a emmenée de nouveau à Malo aujourd'hui, deux fois merci à elle. Mais c'est Hélène Dorion qui m'a accompagnée, avec son livre L'âme rentre à la maison qu'elle a écrit depuis une île, solitaire et entourée d'eau, elle y parle d'amour... Moi aussi je rentre bientôt à la maison. 

Malgré la distance, je suis allée voter... par procuration. Pas de marché, pas de promenade, pas de rencontre avec les voisins et amis du quartier, mais un bulletin dans l'urne tout de même.

 

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VMY - Samedi 25 mai 2019

Le 25/05/2019

Villa Marguerite Yourcenar - Samedi 25 mai 2019

AvoixhauteJe suis maaaaaalade, complètement malaaaaaade, bon juste un petit rhume mais ce n'est pas agréable du tout, la tête lourde n'aide pas à la création.

J'ai regardé le documentaire À voix haute de Stéphane De Freitas et Ladj Ly. Une vingtaine de jeunes étudiants de la Seine Saint-Denis (le 93) décident de s'inscrire aux cours qui préparent au concours d'éloquence. Ça peut faire peur comme ça, on se dit que ça va être encore un film plein de bons sentiments, et bien oui, et ça fait un bien fou de voir tous ces jeunes qui savent ce qu'ils veulent et qui ont conscience que le langage est un moyen de s'en sortir, que maîtriser les mots ouvre bien des portes et permet d'avancer. Le documentaire est plein d'humour aussi, de poésie, de slam, d'histoires intimes, de combats personnels et universels. Bravo les jeunes !

26529189En parlant de jeunes, j'ai lu Nous serons de héros de Brigitte Giraud. Comme toujours, son récit est fort, juste, beau. Deux histoires se mêlent, celle de la dictature au Portugal suivie de la révolution des œillets et celle de la guerre d'Algérie. Le narrateur est un enfant portugais exilé en France avec sa mère après l'arrestation et l'assassinat (un accident dit-on) de son père. Il est question de la perte de l'enfance, de la construction d'une nouvelle identité, de ce que l'on laisse et de ce que l'on gagne, mais il est question aussi du corps, du désir, de l'éveil des sens.

Faute d'écrire, je tricote. Je suis nulle en tricot, il va falloir l'admettre mais j'arriverai à finir cette foutue écharpe rouge. Elle ressemble à un portrait de mes humeurs, parfois la maille est souple, d'autres fois elle est trop serrée, il y a des trous par ci par là mailles perdues par inattention ou échappées lors d'un mouvement trop brusque, le début est plus étroit que la fin car je rajoute des mailles par inadvertance, je suis curieuse de finir mon ouvrage.

Img20190525181318Demain, Malo-les-Bains, la mer !

 

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VMY - Vendredi 24 mai 2019

Le 24/05/2019

Villa Marguerite Yourcenar - Vendredi 24 mai 2019

Dernière journée des collégiens, demain la maison et le parc seront de nouveau plongés dans le silence. Je ne suis pas sortie pour ne pas tenter mon rhume qui s'était assoupi, j'ai gardé la chambre et le lit pour être en forme le soir.

Img20190524195433Nous avons - Geneviève Parot, Françoise Henry et moi-même - proposé une première partie au spectacle de Jacques Bonnaffé. Dans l'alcôve de la salle d'exposition, nous avons lu en avant-première des extraits de nos travaux en cours. Nous voulions offrir aux auditeurs et autres gens de passage un aperçu de ce qui s'écrit derrière les murs de cette grande demeure. 

La salle était comble et le public attentif (puis ravi). Trois textes de natures très différentes, trois voix soudainement interloquées par l'énigmatique présence de Jacques Bonnaffé qui est apparu avec un lustre portatif et qui s'est planté là. The show must go on, ce happening n'a pas manqué de surprendre tout le monde. Toutefois, ce qui a pu sembler étrange dans un premier temps a fini par avoir du sens plus tard lors du spectacle.

Remords-moi le Nord, titre dudit spectacle, est une reprise de Les Vieilles carettes.

Img20190524195711Les Vieilles carettes roulent encore. Depuis Calais, et les Feux d’hiver qui les ont vues poindre à l’horizon, elles se sont aventurées dans les festivals conteurs, sur des scènes diverses. Et parfois, chez des amis se sont arrêtées, réinventées et écrites. Grande parade des baratins, en reconnaissance à tous les Cafougnette de la vie quotidienne. C’est une déclaration d’amour à la scène et aux mondes saltimbanques. Un emprunt joyeux à cet aplomb pétillant propre aux Ch’tis lorsqu’on arrête de les caricaturer dans de mauvais scénarios. Disons, une fête de l’écoute usant des répertoires populaires, et comme un devoir de comédien, petit ouvrage d’art et de paroles.

Jacques Bonnaffé parle en patois pendant presque tout le spectacle, il cite Rimbaud, Luciel Suel, Domique Sampiero et tant d'autres. Il mélange les chansons d'un certain Raoul (Raoul de Godewarsvelde, figure emblématique  de la chanson populaire du Nord-Pas-de-Calais) et de Patti Smith. On fait le grand écart entre les chansons de carnaval et la poésie de la Beat generation. Et on en ressort dans un drôle d'état. Je pensais ne pas accrocher au côté clown des premières minutes du spectacle puis j'ai peu à peu été conquise, émue, ravie, j'ai ri, j'ai applaudi. Bravo à lui.

Une table de livres était tenue par la librairie Calibou & co (Café-Librairie-Boulangerie) à Godewaersvelde. Les libraires sont adorables et ils aiment la poésie ! Allez-y.

 

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