poésie

  • Marché de la poésie - Place Saint Sulpice - du 20 au 24 octobre 2021

    Nous l'avons tant attendu cet événement reporté, confiné, décalé, re-reporté... quel bonheur d'y avoir enfin participé ! et ce malgré le vent et la pluie des premiers jours.

    Cette année encore, la place Saint Sulpice a été le lieu de mille retrouvailles, rencontres, découvertes, dédicaces, apéritifs, lectures, achats de livres de poésie, sourires, bonnes bouffes, amitiés, accolades et autres embrassades. Tentant une nouvelle stratégie (d'habitude tout le monde tourne en rond à la recherche de ceux qui tournent également en rond) je suis restée au stand du chat polaire. Cette jeune maison d'édition née en 2019 a eu a chance de pouvoir partager un bout de stand avec d'autres éditeurs. J'ai quant à moi la chance d'y avoir publié deux recueils : Tu m'aimes-tu ? et Americans don't walk.

    Côté achats, je suis repartie légère car j'avais acheté énormément de livres pendant et après le confinement afin de soutenir auteurs, éditeurs et libraires. Cependant, j'ai investi dans l'art et je suis repartie avec une très belle œuvre de l'artiste Gaspard Delanoë : Mettez les Sioux de côté (photo 6). Je vous invite à visiter le 59, rue de Rivoli à Paris. Une trentaine d'artistes y travaillent en résidence, c'est une endroit fascinant.

    De retour à Lyon, je revois les photos des poètes amis et des amis pas poètes (il y en a aussi) et je me dis que c'était vraiment chouette ! Tout le monde ne figure pas sur les photos ci-après car je n'ai pas les autorisations de tout le monde (nottamment un portrait de Julien LB avec du ketchup ;-). Cinq membres du collectif Le cercle de la maison close dont je fais partie étaient présents sur le marché mais nous n'avons réussi à en photographier que trois (photo 1).

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  • Cafés littéraires en prison

    Le 19 octobre 2021, je suis allée à la maison d'arrêt de Dunkerque. À la fin de la rencontre littéraire, un homme m'a demandé pourquoi je venais en prison, ce que ça m'apportait. Je ne m'étais jamais posé la question, on m'a demandé si j'acceptais de participer à un café littéraire dans une maison d'arrêt et dans un centre de détention, j'ai juste répondu "Oui, bien sûr".

    Je fais partie d'un collectif dont la philosophie est de "rendre la poésie accessible à tous et partout". "Partout" ça veut dire aussi derrière les grilles et les verrous.

    Le lendemain, je me suis rendue au centre de détention de Longuenesse. Contrairement à la veille, il y avait du café pour le café littéraire, et même des gâteaux et des meringues en forme de seins pour célébrer octobre rose et lutter contre le cancer du sein. Avoir mangé, en prison, des meringues en forme de totottes restera un souvenir inimaginable et inoubliable.

    Dès mon arrivée, j'ai remarqué que les hommes tenaient des exemplaires des mes livres entre leurs mains. Ils avaient lu un ou plusieurs de mes recueils. Je me suis dit "Chouette, s'ils sont venus à la rencontre après m'avoir lue, c'est qu'ils ont dû aimer mon écriture".

    Nous avons échangé. Ils m'ont expliqué qu'ils participaient à la rédaction d'une gazette interne au très beau titre, "L'échappée", dans laquelle figurerait au prochain numéro une chronique à propos de mon recueil "Americans don't walk". Je suis très heureuse de savoir que ce livre a permis et permettra aux lecteurs de s'évader, de rêver, de voyager le temps d'une lecture. La littérature sert à ça, à effacer le monde autour, à transporter ailleurs, dans d'autres temps où d'autres espaces.

    Lors de nos échanges, l'un d'eux m'a dit avoir aimé mon livre alors qu'il ne lit pas habituellement. C'est ce qui est beau avec la poésie, on peut raconter des histoires en très peu de mots, offrir des univers qui tiennent dans la poche. Mais là où ils m'ont bien eue, c'est en commandant et en lisant "Alto mare". Je m'étais moi-même censurée en imaginant qu'un livre qui parlait de sensualité n'avait pas sa place dans une prison. Peut-être est-ce tout le contraire. La littérature a peut-être le pouvoir de pallier l'absence des corps aimés.

    En conclusion, l'on m'a dit que ce moment avait été une respiration. J'aime le croire. Pendant cette heure et demie, il n'y avait pas de détenus, pas de prison, pas de dedans et pas de dehors. C'est facile à dire pour moi qui suis repartie en les laissant là, mais j'aime croire qu'ils ont vécu ce moment comme moi, une rencontre très entre une autrice et ces lecteurs autour d'un café avec de drôles de meringues...

    Un grand merci à eux : Steve, Sébastien, Jeffrey, Dylan, Philippe et Grégory.

    Et un grand merci aux Escales des lettres qui ont permis cette rencontre.

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  • Confinement 2020

    Le blog n'est pas nourri de manière constante, je l'utilise uniquement pour les périodes qui méritent de tenir un journal (résidence d'écriture, voyage, etc.).

    Comme beaucoup, j'aurais pu tenir un journal du confinement, mais à quoi bon ? quel ennui ! Pour vous dire que mes journées commençaient avec du yoga et finissaient avec un apéro ? non...

    Au lieu de cela, j'ai préféré écrire un nouveau recueil de poésie, Americans don't walk, qui sortira l'année prochaine aux éditions Le chat polaire.

  • Marché de la poésie 2019

    Marché de la poésie - Place Saint Sulpice - du 7 au 9 juin 2019

    Pluie, soleil, vent, soleil, nuages, soleil, pluie, froid, chaud, froid, chaud... quelle drôle de fin de semaine...

    Cette année encore, la place Saint Sulpice a été le lieu de mille retrouvailles, rencontres, découvertes, dédicaces, apéritifs, lectures, achats de livres de poésie, sourires, bonnes bouffes, amitiés (parfois aussi animosités ou indifférences), accolades et autres embrassades.

    De mon côté, j'ai eu le bonheur d'être au même endroit et au même moment que quatre des cinq autres membres du collectif Le cercle de la maison close dont je fais partie et qui propose des performances alliant poésie, musique et arts plastiques. J'espère que nous aurons bientôt l'occasion de présenter une lecture à Paris, Lyon, Nîmes, Pau, Périgueux ou ailleurs.

    J'ai passé quelques heures sur le stand 423 de La passe du vent avec mon recueil Machine arrière et j'ai pu présenter mon dernier recueil Tu m'aimes-tu ? aux éditions Le chat polaire, jeune maison d'édition belge tenue par Marie Tafforeau qui était présente et Marc Menu qui a préféré se rendre aux Étonnants voyageurs.

    Je viens de lire que Samira Negrouche était repartie avec 44 livres, de mon côté je n'en ai que 11 :

    1. Un janvier, de Jean de Breyne, chez Propos2
    2. Foutu poète improductif, de Florent Toniello, chez Raphaël de Surtis
    3. Agonie Patagonie, de Lambert Schlechter, chez Phi
    4. Des rendez-vous, d'Isabelle Bonat-Luciani, chez Les inaperçus
    5. La minute bleue de l'aube, chez La part commune
    6. L'étrangère, de Florence Noël, chez Bleu d'encre
    7. Mes ancêtres reviendront de la guerre, de François Guerrette, chez Poètes de brousse
    8. Traité d'orthographe & d'éthylmologie, d'Armand le poête, chez La boucherie littéraire
    9. Nostaljukebox, de Tom Buron, chez Maëlstrom
    10. Dialytika, de Demosthène Agrafiotis, chez La rumeur libre
    11. Heimat, de Benjamin Porquier, chez La crypte

    J'aurais aimé tant d'autres livres, tant d'autres poètes, il me faudra attendre mais je les lirai, soyez-en sûrs... 

    Si le marché est l'occasion de retrouvailles d'une année sur l'autre, c'est également l'occasion de retrouvailles après 30 ans... Grand grand merci à Julie A. qui est passée me voir sur le stand. Cette adolescente de 13 ans est devenue un très jolie femme de bientôt 43 ans, le temps est passé dans la plus grande discrétion, maintenant de longues discussions autour d'un verre, d'un dîner et d'un autre verre nous attendent.

    Mon téléphone m'indique que j'ai marché plus de 7 km par jour, à tourner en rond autour des stands, les mètres deviennent des kilomètres. Fatiguée d'être debout, mes soirées furent paisibles, avec l'homme qui m'accompagne nous sommes allés au cinéma. Beaucoup aimé Dolor y gloria de Pedro Almodóvar, mais j'ai été déçue par The Dead Don't Die de Jim Jarmusch qui ne vaut réellement que pour les dialogues entre Adam Driver et Bill Murray, et aussi pour la musique. J'ai beaucoup ri mais les zombies sont vraiment moches.

    De retour à Lyon, je revois les visages des poètes amis et je me dis que c'était vraiment chouette !

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