Pour ce huitième atelier d’écriture, Samantha Barendson a invité les participants à mêler langue et poésie dans une séance alliant traduction et création poétique.
À l’instar du premier atelier d’écriture, la poétesse a distribué quelques poèmes en langue étrangère au groupe rassemblé à la Part-Dieu. Mais cette fois-ci, point de lituanien, de finnois ou de turc ! Les langues proposées ressemblaient davantage au français, de sorte à ce que chacun puisse se raccrocher à des mots familiers pour construire son poème. Mais attention, car entre mot transparent et faux-ami, il n’y a qu’un pas...
Autre différence avec l’atelier du Bachut, tous les participants ont cette fois travaillé sur les mêmes textes, tous des poèmes de Samantha Barendson. Si certains ont originellement été écrits en espagnol ou en italien, d’autres ont été écrits en français, puis traduits en catalan, en anglais, en allemand... aux participants cette fois de retrouver le poème original !
La richesse de cet atelier réside une fois encore dans le partage. Car le but de ces ateliers n’est pas seulement d’écrire, ni de traduire, dans son coin. Il faut oser partager et échanger autour de sa production, pour voir ainsi la multiplicité de nouveaux poèmes qui ont pu se créer à partir d’un seul texte. Il semblerait en effet que cette fois, s’en tenir aux langues proches du français a éveillé plus facilement la créativité chez une majorité des participants. Pour autant, les restes d’espagnol et d’allemand appris autrefois au collège sont parfois bien loin... et peuvent donner des traductions inattendues !
Par exemple, « cabello » aura facilement évoqué l’image d’un cheval... or, le français de ce mot espagnol n’est autre que « cheveux ». Il suffit parfois d’un mot pour faire basculer le sens du poème.
Quant à l’anglais, s’il était plutôt bien compris par tous les participants, chacun n’en est pas moins parvenu à formuler une traduction différente pour cette phrase : « Is Poetry useful ? ». La traduire pourrait bien se révéler aussi complexe que d’y répondre.
Samantha Barendson avait également prévu un nouvel exercice pour la fin de cet atelier : un poème à trous, issu d’un de ses recueils, et à compléter au gré des inspirations des participants. Mais ceux-ci ont une fois de plus été si prolifiques et investis dans l’atelier de traduction que Samantha leur a confié ce poème ajouré pour le compléter chez eux.
Deux heures de poésie encore bien remplies, et plus que deux ateliers avant la fin de cette session 2026 !