Complet ! Le premier atelier d’écriture proposé par Samantha Barendson dans le cadre de cette seizième édition du Tremplin Poétique a été victime de son succès. L’événement, intitulé Poésie plurilingue, a séduit son public. Pendant deux heures, la poète a mené le petit groupe à travers différentes langues et leur traduction : du turc au roumain en passant par le finnois ou l’italien, les poèmes en langue étrangère ont été soumis à la déduction et l’imagination du public.
Après une lecture à voix haute des différents poèmes (car quoi de mieux que d’entendre une langue pour s’en approprier la tonalité ?), chaque membre du groupe a pu choisir un texte à traduire. Avec une seule règle à respecter : ne pas se pencher sur une langue que l’on connaît ! Vous aviez fait de l’allemand au collège ? Un poème islandais vous fera le plus grand bien. Il vous reste quelques notions d’espagnol ? Laissez-vous séduire par un poème néerlandais.
Dans une ambiance chaleureuse et décontractée, les différents participants se sont creusés les méninges pour tenter de découvrir la signification de ces mots inconnus afin de recréer leur propre poème. Samantha Barendson a orienté, aiguillé, donné un coup de pouce quand ça coinçait ; mais surtout, elle a prêté l’oreille à vos créations. Car là était le but de cet atelier : partir d’une langue inconnue, tenter de se l’approprier et la tourner pour en faire un nouveau poème.
Si les poèmes espagnols et italiens n’ont pas été traduits à la lettre, quelques traces de leur signification originale ont tout de même subsisté. En revanche, les poèmes turcs et lituaniens se sont révélés être une tâche plus corsée. Le défi a cependant été relevé par une poignée de participants ayant choisi de mettre en commun leurs idées, pour finalement arriver à quelques mots de poésie, en français.
Après quoi, les différentes versions traduites ont été confrontées entre elles et à la traduction officielle, délivrée par la poète.
Et pour finir la soirée, Samantha Barendson a proposé aux participants un nouvel exercice : un cadavre exquis de traduction. À partir de ses propres poèmes (dont un inédit !), la poète a invité le public à traduire son poème en anglais ou en espagnol, vers après vers, chaque personne s’attelant à une ligne puis le passant à son voisin. Et si vous ne parliez que français ? Alors vous complétiez les vers de Samantha pour faire naître un second poème.
Un premier atelier sous le signe du partage et de la complicité, de bon augure pour la suite de ce Tremplin.